Bookclub d’août : « Héritage » de Nicholas Shakespeare

Hier soir, c’était la rentrée de Livr’esse ! Notre lecture commune de l’été était Héritage de Nicholas Shakespeare (un nom prédestiné…), et avait été proposée par Anelise. Voici nos avis…

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Le pitch

Se rendant à l’enterrement d’un ancien professeur, Andy Larkham se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d’une étrange vieille dame, aux funérailles d’un certain Christopher Madigan. Ce dernier avait stipulé dans son testament que seules hériteraient de sa colossale fortune les personnes présentes à la cérémonie. Andy se retrouve à la tête de 17 millions de livres sterling. Sa vie bascule.

Nos avis

AneLise a tout de suite été embarquée dans l’histoire. Elle trouvait Andy très touchant avec son histoire familiale compliquée et sa grosse désillusion amoureuse. Ce livre questionne selon elle avec intelligence le rapport à l’argent et aux autres (comment gérer le fait de devenir richissime du jour au lendemain), de la légitimité. Elle a appris beaucoup de choses sur l’Arménie. Le personnage de Christopher Madrigan était passionnant : le fait que sa vie ait été dominée par la perte, qu’il ait toute sa vie voulu bien faire en vain, et qu’il retourne vers ses origines arméniennes à la fin de sa vie, l’ont touchée.

Elisa n’a pu rester qu’en surface de cette lecture à tel point qu’elle n’avait pas terminé sa lecture lorsque nous nous sommes retrouvées – et qu’elle n’avait pas plus envie que ça de continuer -, notamment parce qu’Andy l’a laissée de marbre, elle le trouvait insipide et vraiment trop prévisible.

L’avis d’Irina est dans l’ensemble positif. Elle a beaucoup aimé la première partie, un peu moins la deuxième sur l’Arménie.

Tatiana pensait « que ça allait être un bon livre » : elle a attendu longtemps qu’un secret digne de ce nom soit révélé, en vain. Les seules choses qu’elle ait vraiment aimé était : le passage sur l’Arménie et le personnage du meilleur ami d’Andy – elle aurait d’ailleurs préféré avoir l’histoire de son point de vue, car elle trouvait Andy assez plat…

J’ai pour ma part passé un bon moment avec ce roman : le personnage d’Andy m’amusait beaucoup, j’appréciais son cynisme. La description de la maison d’édition dans laquelle il travaille était pour moi très juste et assez tordante. J’ai été touchée par l’histoire du père de Jeannine, meurtrie par cette impression d’immense gâchis qu’a été la fin de sa vie.

Les coups de coeur :

Clémence : La vie quand elle était à nous, de Marian Izaguirre ; La voix des vagues, de Jackie Copleton ; Les dames de Kimoto, de Sawako Ariyoshi
Irina : La bibliothèque des coeurs cabossés, de Katarina Bivald ; Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé
Hermine : Je suis Pilgrim, de Terry Hayes ; Les fillettes, de Clarisse Gorokhoff

TatianaSurface, d’Olivier Norek ; La dernière fille, de Riley Sager ; Dans son silence, d’Alex Michaelides

Anelise : Marie Blanche, de Jim Fergus ; Avec toutes mes sympathies, d’Olivia de Lamberterie
Elisa : Une cage dorée, de Camilla Läckberg

Et pour arroser tout ça, qu’avons-nous dégusté ? 

Anelise nous avait sélectionné deux vins d’Afrique du Sud : un Sauvignon pour le blanc, un assemblage de Syrah et de Cabernet franc. Le troisième vin était un Languedoc que vous pouvez voir sur la photo qui illustre ce billet !

Et pour la prochaine fois, qu’est-ce-qu’on lit ?

Sur la suggestion d’Elisa pour qui ce titre est sacré, nous lirons Karoo de Steve Tesich, disponible en poche aux éditions Points et en grand format chez Monsieur Toussaint Louverture.

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