Club de juin : « La Saison des Feux » de Celeste Ng

Ce mois-ci, nous nous sommes retrouvées en mini-comité pour discuter de La Saison des Feux des Celeste Ng (Grand format : Sonatine, 2018 ; Format Poche : Pocket, 2019), plutôt positivement plébiscité ! Et pour accompagner nos discussions, AneLise nous avait concocté un medley des vins phares de l’année écoulée !

saison des feux

Le pitch

À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

Nos avis

Pour Tatiana, c’est un excellent livre, très bien écrit. Elle a particulièrement aimé la façon avec laquelle l’auteure nous met dans l’ambiance de la banlieue, même si pendant le 1er/5ème du livre il ne se passe presque rien, on est tenu en haleine et on a envie d’en savoir plus. Elle a aussi beaucoup aimé les personnages, tous très différents. Seul bémol pour elle : le livre aborde des sujets très complexes et elle a eu l’impression que l’auteure nous poussait à penser d’une certaine façon, alors que justement, les sujets abordés n’étaient pas si simples. Elle s’est lancée dans la lecture de Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, précédent roman de l’auteure (Grand format : Sonatine, 2016 ; Format Poche : Pocket, 2017) tellement elle a apprécié la découvrir !

Anelise a, quant à elle, été  happée dès les premières pages. Cette opposition itinéraire entre deux mondes, deux classes sociales (les riches normatifs et la petite classe moyenne artiste et bohème) était pour elle très bien rendue. Elle a aussi adoré le flash back sur le parcours de Mia, la maman artiste, ainsi que l’enjeu autour de l’adoption de l’enfant chinoise. Qui va l’emporter entre une mère désespérée et pauvre ou un couple adoptif de nantis ? Un livre auquel on repense, même après l’avoir terminé.

Elisa a adoré, elle aussi.

Irina s’était arrêtée à la centième page, incapable de continuer. Elle n’a pas du tout accroché à l’univers, à l’ambiance. Mais je crois que notre enthousiasme l’a un peu gagnée !

Pour ma part, j’ai tout aimé dans ce livre : le style de l’auteure, sa façon de dépeindre l’ambiance dans cette banlieue américaine qui me faisait penser à celles des Desperate Housewives, les personnages dont aucun n’est ni tout blanc, ni tout noir et la façon qu’ils ont de gérer les dilemmes auxquels ils ont dû faire face. J’ai aussi aimé sa structure, avec la scène de l’incendie initiale – dont on ignore l’auteur et que l’on va avoir envie de connaître -, suivie d’un long flash-back. Et enfin, le suspens et les éléments de tension distillés qui en font un roman impossible à lâcher.

Les coups de coeur :