Club d’avril : « Pardonne-lui » de Jodi Picoult

Nous nous sommes retrouvées pour discuter de Pardonne-lui de Jodi Picoult (Grand et petit Format : Michel Lafon), une lecture proposée par Tatiana. Grâce à sa sélection de vins, AneLise nous a offert un joli voyage dans le Sud-Ouest !

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Le pitch

Sage Singer est une solitaire. Elle dort le jour et travaille la nuit dans une boulangerie, où elle oublie les blessures de la vie en pétrissant le meilleur pain de la ville. Quand elle rencontre Josef Weber, un vieil homme insomniaque, Sage a enfin le sentiment d’avoir trouvé quelqu’un à qui se confier. Malgré leurs différences, chacun devine les cicatrices intimes de l’autre, et une amitié inattendue voit le jour.

Jusqu’au soir où Josef lui révèle le terrible secret qu’il cache depuis soixante ans et lui demande la plus incroyable des faveurs : le tuer. Confrontée à un choix moral impossible, Sage fouille dans l’histoire de sa famille pour tenter de résoudre son dilemme. Mais alors qu’elle plonge dans les horreurs de la Seconde Guerre mondiale à la recherche de la vérité, elle découvre que la frontière est parfois bien floue entre amour et trahison, justice et vengeance. Et elle devra répondre à la plus difficile des questions : certains actes sont-ils impardonnables ?

Nos avis

Tatiana, en fan absolue de Jodi Picoult, savait qu’elle allait adorer ce livre. Elle aime sa façon d’aborder les points de vue des différents personnages de ses romans et ses mécanismes de narration qui comportent toujours un retournement de situation improbable. Ici, elle arrive à nous faire entrer dans la tête d’un personnage ignoble, qu’est celui de Josef/Rainer d’une façon telle qu’on arrive presque à nous mettre à sa place. Elle a beaucoup aimé le personnage de Sage et le conte inventé par Minka, sa grand-mère. En ce qui concerne le twist final, l’idée lui avait traversé l’esprit… Mais pas de spoil, car nous ne l’avons pas toutes terminé !

Angèle faisait partie de celles qui ne l’avaient pas encore fini. Pour l’instant, elle trouve l’histoire assez sombre, mais est plongée dans sa lecture.

Pour Irina, ce livre a été une belle découverte. La première partie lui a beaucoup coûté et elle n’arrivait pas du tout à accrocher au personnage de Sage. C’est à partir de la seconde partie, à savoir, le début du récit de Minka, qu’elle n’a plus pu lâcher le roman. Cette partie l’a passionnée, elle a vu qu’il y avait eu un travail de recherche énorme. Elle a appris beaucoup de choses, elle qui connait bien cette période sombre de l’histoire et qui s’y intéresse de près. Elle avait aussi senti venir le twist !

AneLise, en fan number 2 de Jodi Picoult, a aussi adoré le roman. Elle aime le fait que l’auteure arrive toujours à soulever des questionnements dans ses livres, sous couvert de fiction et de romance et qu’elle arrive toujours à nous faire sortir de notre zone de confort. Elle aime aussi beaucoup son style d’écriture. Pas de surprise, donc, dans le fait qu’elle ait adoré ! La thématique de la Seconde Guerre Mondiale l’intéresse beaucoup aussi.

Clémence a trouvé la première partie un peu lente, c’est la deuxième partie, comme Irina et AneLise, qui l’a le plus embarquée. Elle l’a trouvé passionnante, très bien documenté. C’est pour elle le genre de livre à lire si on veut faire un devoir de mémoire, qui nous montre qu’on peut rebasculer à tout moment.

Pour ma part, contrairement à mes comparses, c’est la première partie que j’ai préféré, les alternances de narration étant plus courtes et plus nombreuses. Cela m’a beaucoup manqué, dans la seconde partie, d’avoir ces différentes voix narratives, car cela m’aurait permis de respirer un peu pendant l’horrible récit de Minka. Je n’ai pas pu lire certains passages, tellement ils étaient durs. J’ai eu le sentiment que certains passages avaient été éludés, comme les réactions de Minka face à la mort des êtres qui lui étaient chers, dans la mesure où ils étaient à peine décrits. Mais après discussion avec les filles et les remarques des unes et des autres, j’ai compris que Jodi Picoult avait passé outre certains passages, tellement l’horreur était devenu une banalité pour Minka, tellement la narratrice était accoutumée à la violence, à tel point qu’elle finissait par ne plus rien ressentir.

Les coups de coeur :

  • TatianaUn parfum de cèdre, d’Ann-Marie Macdonald (Petit Format : J’ai lu)
  • AneLise : Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard et Une famille trop parfaite, de Rachel Abbott
  • Irina : Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie (Grand Format : Gallimard , petit Format : Folio)
  • Pauline :  L’Abyssin, de Jean-Christophe Rufin (Grand Format : Gallimard , petit Format : Folio)
  • Clémence : Clara et la pénombre, de José Carlos Somoza (Grand Format : Actes Sud ; Petit Format : Babel)
  • Hermine : Sorcières, de Mona Chollet (Grand Format : La Découverte)

Les vins dégustés :

  • Côte de Gascogne blanc (2017)
  • Fronton rouge (2017)
  • Cahors rouge (2017)
  • Jurançon moelleux (2017)

Et pour la prochaine fois, nous lirons en communion : La saison des feux de Celeste NG (Grand Format chez Sonatine, Poche chez Pocket).

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